Le département de la Manche est riche de 3100 élevages de chevaux.
Afin d’aller plus loin dans la description de la filière équine, nous avons réparti les éleveurs par secteur.
Le secteur d’élevage le plus important dans le département de la Manche est sans conteste celui du cheval de Selle avec 1412 éleveurs. Le secteur du trot, très présent en Basse-Normandie, arrive en deuxième position avec 589 éleveurs, largement en devant les secteur du trait (357 éleveurs) du poney (301 éleveurs) des ânes (185 éleveurs) et enfin du galop (105 éleveurs)
Répartition des éleveurs par secteur au sein de la Manche en 2003
Source SIRE 2003
Nous constatons que le cheval de selle constitue l’élevage le plus pratiqué dans le département de la Manche. Il concentre 48% des éleveurs et se positionne largement en tête devant les autres secteurs de production. Le trot arrive en deuxième position avec 20% des éleveurs.
L’élevage dans la Manche est donc orienté vers l’élevage du cheval de sport alors que les deux autres départements sont fortement marqués par les secteurs courses. Il s’agit donc d’une spécialité départementale qui fait de ce département le premier français en terme de production de chevaux de sport.
La taille de l’élevage
Afin de bénéficier d’une meilleure vision de l’élevage de ce département, nous avons répertorié les éleveurs par classe d’élevage et par secteur d’activités (classe 1 : 1 à 2 poulinières, classe 2 : 3 à 4 poulinières, classe 3 : 5 poulinières et plus)
Secteur Galop : seulement 2% des éleveurs bas-normands détenant plus de 5 poulinières exercent leur activité sur le département de la Manche.
Secteur Trot : l’élevage de cette race se traduit par un nombre important de “petits eleveurs”. En effet, avec 79% de classe 1, ce département détient le plus fort pourcentage de cette classe.
Secteur Selle : 45% des éleveurs bas-normands de ce secteur détenant plus de 5 poulinières exercent leur activité sur le département de la Manche.
Secteur Poneys : 65% des élevages de petite taille sont localisés dans la Manche.
Secteur Trait : 89% des éleveurs de ce secteur ne possèdent qu’une à deux poulinières.
Une tendance nette se dégage : les éleveurs manchois sont essentiellement des “petits éleveurs” en revanche, ils sont plus nombreux.
Les poulinières
Au total ce sont 5442 poulinières stationnant habituellement sur le département de la Manche qui ont été saillies en 2003.
Evolution du nombre de poulinières habituellement stationnées et saillies
dans le département de la Manche de 1990 à 2003.
Nous constatons que le secteur Selle possède le plus grand nombre de poulinières habituellement stationnées et saillies dans le département de la Manche. Notons que les effectifs sont passés de 2500 poulinières en 1990 à 2700 en 2003 avec une augmentation sensible depuis 1997. Deux secteurs connaissent la même évolution, il s’agit du trot et du poney. Après avoir connu une augmentation de 1990 à 1993, le nombre de juments saillies ne cesse de diminuer depuis cette date.
Au total ce sont 6316 poulinières qui ont été saillies sur le département de la Manche en 2003.
Le secteur selle détient le plus grand nombre de poulinières saillies. En effet, le nombre de poulinières saillies ne cesse de progresser depuis 20 ans (les effectifs ont doublés). De 1707 juments saillies en 1980, l’année 2003 a vu 3607 juments saillies sur le département de la Manche.
Juments venant de l’extérieur par secteur pour la reproduction

Le cheval de selle est la discipline qui attire le plus les juments sur le département de la Manche. Les poulinières trotteuses arrivent en deuxième position en terme d’attractivité avec 35%.
Les étalons
En 2003, le département de la Manche accueillait 267 étalons soit 28 étalons de moins que dans le Calvados et 46 de moins que dans l’Orne.

Les étalons du secteur selle représentent la population d’étalons la plus importante dans la Manche. Leur progression de 1980 à 1990 a été remarquable avant de connaître une baisse significative depuis 2000. Les étalons trotteurs perdent du terrain alors que leurs homologues poneys ne cessent de progresser. Ces différentes tendances font de ce département le leader régional et national de la reproduction en matière de chevaux et de poneys de sport. Les autres secteurs sont plus en retrait et notamment les étalons pur sang.
En 2003, un étalon manchois disposait d’une moyenne de 24 saillies annuelles. Les premières places reviennent aux galopeurs (36 saillies moyennes) et aux étalons de races françaises de chevaux de selle (33 saillies annuelles).
Les naissances
Source SIRE 2003
Avec 3500 naissances en 2003, le département de la Manche occupe une place intermédiaire entre le Calvados (3549 naissances) et l’Orne (3340 naissances).
Contrairement au Calvados et à l’Orne où les secteurs des courses constituent les secteurs majoritaires, la Manche est la terre d’élevage du cheval de sport avec 1639 naissances contre seulement 530 pour le Calvados et 368 pour l’Orne.
48,8% des naissances manchoises sont consacrées à l’élevage du cheval de sport.
L’élevage de sport manchois est quasi exclusivement orienté vers la production de Selle Français. Cette race mobilise 95% des naissances du secteur selle et représente 18,5% des naissances nationales de cette race.
Les trotteurs occupent la deuxième place avec 952 naissances en 2003. L’originalité départementale vient du secteur trait qui se place en troisième position avec 289 naissances devant le secteur poney et le galop.
La Manche occupe une place de leader national en matière de Cob Normand (38% de la production française) mais aussi pour l’Ane du Cotentin (51% de la production nationale).
Il nous faut noter la progression des ânes qui chaque années doublent leur nombre de naissances pour atteindre 125 en 2003.
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