La filière équine de Basse-Normandie : un leader français qui occupe une toute première place au niveau international Au-delà des chiffres de la filière (lien avec page 1 de l’onglet infos utiles), la filière équine de Basse-Normandie peut être décrite par la place qu’elle occupe en France et dans la concurrence mondiale.
La filière équine est en effet une filière économique qui est d’ores et déjà très internationale. Cet aspect particulier ne fait que croître avec le développement des moyens de communication et l’internationalisation des échanges. Cette filière internationale a également vocation à se développer grâce aux pays émergents. En effet, le cheval fait partie intégrante des fondements culturels de nombreux pays dont le développement économique induit le développement des loisirs et des produits de luxe en lien avec cette culture. Cet essor a pour conséquence par exemple la réalisation d’investissements lourds dans la filière équine de la part des pays arabes et asiatiques. Une concentration d’entités économiques composant cette filière en Basse-Normandie permet de développer un pôle français qui pèse au plan européen et au plan mondial.
Par comparaison aux autres régions françaises , dans la plupart des secteurs d’activité de la filière, la Basse-Normandie se place en première position au niveau national avec des taux relatifs (pourcentage Basse-Normandie/France entière) très significatifs eu égard à la taille de la région (2,5% de la population française, 4,5% de la surface agricole utile française) :
Indicateurs sur la filière équine – Positionnement de la Basse-Normandie
Indicateurs |
Basse
Normandie |
France |
Représentation de la région BN / national (%) |
Classement de la région Basse-Normandie |
Production d’élevage : |
| Effectifs d’équidés |
57 090 |
450 915 |
13 % |
1ère |
| Effectifs poulinières |
16 890 |
93 203 |
18 % |
|
Emplois de la filière équine : |
| Emplois dans les entreprises d’élevage |
3 414 |
30 594 |
11 % |
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| Emplois dans les autres entreprises (estimation) |
4 000 |
30 000 |
13 % |
|
Recherche : |
| Nombre de centres de recherche équine |
6 |
34 |
18 % |
2 ème |
| Nombre d’articles produits (1998-2000) |
40 |
330 |
12% |
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Formation : |
| Nombre d’établissements d’enseignement aux métiers du cheval |
13 |
114 |
11 % |
1 ère |
Economie des courses : |
| Nombre d’hippodromes |
30 |
256 |
12 % |
2 ème |
| Nombre d’entraîneurs |
522 |
2784 |
19 % |
2 ème |
| Nombre de chevaux à l’entraînement |
6789 |
30 375 |
22 % |
1 ère |
|
Equitation : |
| Clubs équestres (2002) |
157 |
3 552 |
4 % |
11 ème |
| Epreuves sportives |
1 398 |
16 485 |
8 % |
3 ème |
Source : DRAF et Haras Nationaux 2004
|
Cette place d’excellence de la filière équine de Basse-Normandie, c’est en trois points :
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Une forte concentration d’élevage sur un territoire donné, une qualité des produits et bien sûr de grands champions.
-
Des savoir-faire techniques, des compétences humaines et des innovations.
-
Des infrastructures de premier plan.
Une forte concentration d’élevage sur un territoire donné, une qualité des produits et bien sûr de grands champions
La forte concentration de l’élevage équin en Basse-Normandie s’observe sur le terrain puisque l’activité équine valorise plus de 170 000 hectares soit 12 % du territoire bas-normand. Ces espaces essentiellement en herbe, constituent une exploitation des surfaces agricoles particulièrement respectueuse de l’environnement, des sols et de la ressource en eau. Ces surfaces valorisées par le cheval représentent 1/3 des surfaces toujours en herbe de la région.
La relation entre élevage équin et surface toujours en herbe s’observe d’ailleurs par simple comparaison des 2 cartes suivantes.
Population de juments saillies par production en Basse Normandie :
1 point = 1 jument saillie


Cette concentration d’élevage en Basse-Normandie est d’autant plus marquée que l’on cible les races de chevaux de sang Pur Sang, Trotteur Français et Selle Français, ainsi que le montrent les 3 cartes qui suivent :


En Basse-Normandie, la qualité de cet élevage « à l’herbe » s’accompagne d’une qualité du suivi sanitaire et de l’entrainement de ces chevaux athlètes. Soucieux de continuer de profiter à long terme de cet avantage comparatif, les membres du Pôle de compétitivité ont pour objectif de continuer à tenir cette position de leader en matière de qualité de leurs produits (lien avec page qualité).
Au-delà des seuls chiffres bruts d’équidés (13%) et de poulinières (18%), la qualité de cette production s’exprime par le fait que près de la moitié des chevaux gagnants en courses et en sports équestres sont nés, élevés et valorisés en Basse-Normandie. La Basse-Normandie est une terre de champions :
Cette terre du cheval par excellence a récemment encore, et à de multiples reprises, prouvé qu'elle était la meilleure écurie du monde : au trot, 6 chevaux sur 18 partants au dernier Prix d’Amérique, dont le vainqueur Jag de Bellouet (Prix d’Amérique 2005, Prix du Cornulier 2004 et 2005), Général du Pommeau (Prix d'Amérique 2000),

Jag de Bellouet
Bago (Prix de l’Arc de Triomphe 2004), Sagamix (Prix de l'Arc de Triomphe 1998), Rochet Rouge (3ème aux Jeux Olympiques d'Atlanta), Baloubet du Rouet (Champion du Monde 1998, 1999 et 2000), sont quelques-uns uns des grands noms bas-normands, parmi des dizaines d'autres.
La Basse-Normandie s'est aussi illustrée aux Jeux Équestres Mondiaux 2002, à Jerez de la Frontera (Espagne) : la victoire de l'équipe de France de saut d'obstacles a été acquise avec quatre étalons et trois cavaliers bas-normands (Reynald Angot, Eric Levallois, Eric Navet) ; le concours complet et la voltige ont aussi été gagnés sur des chevaux de la région. À Genève, Baloubet du Rouet, s'est imposé dans la finale du Top Ten 2003.

Des savoir-faire techniques, des compétences humaines et des innovations
En terme d’emploi, la filière équine représente aujourd’hui 60 000 emplois en France (ou « équivalents temps plein »). L’estimation du nombre d’emplois de la filière en Basse-Normandie, est aujourd’hui de plus de 7 500 « équivalents temps plein », soit plus de 12% de l’emploi national de la filière . Ces chiffres placent également la Basse-Normandie comme l’une des meilleures régions au niveau européen. De plus, ce nombre d’emplois croît de 1% par an depuis plusieurs années.
Autour de l’élevage, la Basse-Normandie compte ainsi beaucoup d’autres entreprises de la filière au service de la production de chevaux de qualité : parmi les industries de production de vans pour transporter les chevaux par exemple, les 3 plus importantes de France sont en Basse-Normandie et représentent par exemple à elles 3 une position de leader sur le marché européen des camions pour 2 chevaux.
Ainsi, la production, la mise en valeur, la vente et l’exploitation des chevaux génèrent des flux économiques importants dans la région estimés au moins à 270 M€ non compris les investissements immobiliers et mobiliers.
Flux économiques (chiffres sous toute réserve) |
En millions d’euros |
| Production |
Plus de 160 M€ |
| Commercialisation |
Plus de 50 M€ |
| Exploitation des chevaux
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Source : Etude sur la filière équine – Conseil des Chevaux de Basse-Normandie et DRAF 2004
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Cette filière a par ailleurs des retombées économiques indirectes plus importantes qu’une autre filière économique plus classique. L’importance des surfaces utilisées tant en prairies, terrains d’entraînement, abords des haras… qu’en bâtiments, dynamise toute l’économie de services d’entretien qui y est lié : entreprises paysagères, construction et entretien de bâtiments, clôtures, sols… De nombreux artisans profitent ainsi de cette économie indirecte. Autres industries non directement liées au cheval, mais qui en bénéficient : le tourisme, l’hébergement-restauration lié aux courses, aux loisirs équestres et plus globalement à l’attractivité touristique du territoire entretenu grâce à l’économie de la filière… Ainsi, le cheval contribue à une forme d’équilibre global de l’économie bas-normande et au développement durable du territoire.
Tous ces savoir-faire portés par diverses entreprises de la filière sont les fruits de compétences humaines développées depuis de longues années en Basse-Normandie :
En Basse-Normandie, l’ensemble des métiers du cheval est représenté : éleveurs, entraîneurs, propriétaires, jockeys, carrossiers, fabricants de matériels d'attelage ou de sellerie, de charpente, d'aliments pour chevaux, maréchaux-ferrants, ostéopathes et étiopathes, transporteurs ainsi que tous les métiers liés aux nombreux haras…
La région propose aussi des services en matière de santé animale parmi les plus performants en Europe : partenaires incontestés de la réussite, vétérinaires et professionnels de la santé accompagnent au quotidien l'ensemble de la filière équine.
Soucieux de continuer de disposer en Basse-Normandie de ce type d’entreprises de la filière, les membres du Pôle de compétitivité ont retenu 3 objectifs majeurs pour maintenir et renforcer à long terme la place de la région dans la production de chevaux de qualité :
Un objectif de favoriser le développement économique de toutes les entreprises de la filière
Un objectif d’adapter continuellement les formations à l’emploi
Et un objectif d’application pratique des résultats de la recherche et d’innovation continue
Des infrastructures de premier plan
La Basse-Normandie dispose d'infrastructures de premier plan pour la filière : l'Institut de Pathologie du Cheval, deux haras nationaux et le centre de promotion de l’élevage, le centre d’entraînement de France Galop et l’établissement des ventes de Deauville, trente et un hippodromes (dont Deauville, Cabourg et Caen) et un aéroport spécialisé. A côté de ces infrastructures de premier plan, de nombreux équipements existent en Basse-Normandie tel que l’école de jockeys de Graignes, les centres d’entraînement privés, les nombreux terrains de concours, les centres de formation, les cliniques vétérinaires et tous les haras…
L’Institut de Pathologie du Cheval est installé à Dozulé-Goustranville, près de Caen. Il accueille le CIRALE (Centre d’Imagerie et de Recherche sur les Affectations Locomotrices Equines - Département de l’école nationale vétérinaire de Maisons-Alfort) qui comprend des équipements de pointe en matière d’imagerie médicale ainsi que des outils de recherche en pathologie équine. Unique au monde, la conception de ce centre repose sur un principe simple : obtenir le diagnostic le plus précis afin de mettre en œuvre le traitement le plus approprié. Pour parvenir à cet objectif, des techniques jusque-là réservées à l’homme sont aujourd’hui mises à la disposition du cheval : thermographie, Image à Résonance Magnétique, radiographie numérique, échographie haute définition ou scintigraphie …
L’Institut de Pathologie du Cheval abrite également l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), établissement de recherche et d’appui scientifique et technique dont les missions se concentrent sur l’épidémio-surveillance, le diagnostic et la prévention des maladies infectieuses et parasitaires des équidés. Pour poursuivre certains de ces objectifs, le laboratoire a régulièrement recours aux techniques récentes de la biologie moléculaire (séquençage, clonage, PCR temps réel …). L’AFSSA joue un rôle d’observatoire des maladies équines, tant au plan régional (par son activité d’autopsie) que national (par la gestion du réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine).
Le Haras du Pin constitue un domaine de 1100 ha comprenant de nombreux bâtiments dédiés à la filière équine. Ce domaine emploie encore aujourd’hui près de 100 personnes des Haras nationaux et plus d’une trentaine de l’INRA.

Haras du Pin
Le site de Saint-Lô comprend d’ores et déjà (projet d’extension en cours) avec le haras et le centre de promotion de l’élevage (CPE) des écuries (près de 200 boxes), des surfaces de travail couvertes (avec tribunes) et des pistes extérieures... Ces équipements accueillent notamment les plus importantes épreuves de sélection de la race Selle Français.
A Deauville les ventes de yearlings attirent des acheteurs du monde entier. Août pour les Pur-Sang et septembre pour les Trotteurs sont les phares d’une série de ventes qui toute l’année à Deauville avec l’Agence Française contribuent largement à la mise au marché de la production régionale : plus de 4 000 chevaux sont ainsi proposés au feu des enchères chaque année. Deauville se situe également parmi les premiers sites en France par le nombre de jours de courses (avec un meeting d’hiver et un meeting d’été). Deauville accueille également des manifestations hippiques internationales de premier plan (concours hippique, tournoi de polo). Deauville a également un projet de complexe équestre international.
Un aéroport spécialisé dans le transport du cheval est situé à 30 minutes de Caen et 2 heures de Paris. Deauville/Saint Gatien est l’un des premiers aéroports français pour le transport des chevaux. Chaque année, les poulinières destinées à la reproduction et les chevaux destinés aux courses de galop, aux compétitions de polo ou aux ventes de yearlings passent par cet aéroport spécialisé. Ce sont environ 300 à 400 chevaux, allant et venant des Etats-Unis d’Amérique, d’Irlande, de Grande-Bretagne et des Emirats Arabes Unis qui transitent par l’aéroport de Deauville. Equipées de boxes agréés Europe, les installations permettent l’organisation de contrôles vétérinaires des chevaux à leur descente d’avion.
Soucieux de continuer de disposer en Basse-Normandie de ces infrastructures de pointe qui placent la Basse-Normandie et la France aux premières places mondiales, les membres du Pôle de compétitivité ont retenu l’objectif majeur de constituer un pôle de recherche équine en réunissant les diverses équipes actuelles et toutes celles qui se joindront à elles (lien avec page pôle de recherche). Les infrastructures correspondantes, qu’elles soient sur Dozulé ou le Haras du Pin, font partie des investissements à prévoir dans le cadre de la prospective plus large qui est engagée (lien avec page prospective).
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